Agriculture urbaine : les fruitiers aussi

Chaque année, la culture des légumes et fines herbes est de plus en plus populaire. Un mouvement qui est loin de s’épuiser, bien au contraire. À travers cette tendance qui va perdurer dans la première moitié du 21e siècle, un autre secteur du jardin comestible se développe : les arbres et arbustes fruitiers.

Leurs bienfaits (vitamines, antioxydantes, etc.) de plus en plus documentés intéressent les personnes soucieuses de la qualité de la nourriture qu’ils mangent. De plus, ces plantes comestibles leur permettent d’avoir accès à des fruits sains, sans pesticides. On sait aujourd’hui que plus le circuit entre le jardin et la table est court, plus on bénéficie des bienfaits des fruits.

 

Petits fruits : la dictature des antioxydants

Les antioxydants sont des boucliers naturels contre certaines maladies (cancer, maladies cardio-vasculaires, etc.). Ils contrecarrent les effets des radicaux libres, des substances nocives produites par notre organisme qui endommagent nos cellules saines en les « oxydant ». Amélanches, bleuets, camerises, canneberges, cassis, fraises, framboises, gojis, groseilles à grappes ou à maquereau et mûres des jardins en contiennent en bonne quantité. En jardinerie c’est un argument de vente qu’il faut mettre de l’avant.

Ces petits fruits peuvent facilement trouver leur place dans un aménagement paysager. Il existe une foule de nouvelles variétés. Plusieurs sont naines ou conviennent à la culture en pot. Rappelons que les enfants sont friands des petits fruits. Un bon moyen de les initier au jardinage.

 

Arbres fruitiers : les bonnes variétés de la bonne dimension

Du côté des arbres fruitiers, pommes, poires, prunes, cerises, voire même abricots et pêches (qui pourraient être de pus en plus faciles à cultiver dans certaines régions du Québec avec l’augmentation des températures), le marché fait face à deux défis.

Le premier est celui des parasites. Bien des gens ne plantent pas d’arbres fruitiers de peur d’avoir à traiter constamment. Une partie de ce problème peut être minimisée en proposant des variétés résistantes aux insectes ravageurs et aux maladies (il en existe de plus en plus). Ces variétés, souvent beaucoup plus résistantes génétiquement que les variétés populaires, sont disponibles, mais peu connues.

Le deuxième est la dimension des arbres. Avec de grands arbres, les gens redoutent d’avoir trop de fruits ou de la difficulté à les cueillir en hauteur. Il existe aujourd’hui à la fois de nombreux porte-greffes très nains et nains et des variétés à développement plus restreint (notamment chez les colonnaires). Les formes traillées, comme les espaliers, représentent aussi un bon potentiel à explorer. Il faut en informer les clients et les mettre de l’avant.

 

Dans les aménagements paysagers

Les arbres et arbustes fruitiers sont beaucoup plus faciles que les légumes à intégrer dans les aménagements paysagers, car ils sont permanents. Le client ne se retrouve pas avec un sol nu pendant huit mois. De plus, avec la tendance actuelle de faire entretenir son jardin par un professionnel, l’entretien des arbres et arbustes fruitiers… est peut-être une opportunité d’affaires.

Une autre tendance se dessine, les « vergers » communautaires installés dans les parcs municipaux. Un autre mouvement à surveiller.

 

Bref, fruits et petits fruits devraient prendre de plus en plus de place sur les aires de vente des jardineries, dans les aménagements paysagers et bientôt dans les parcs municipaux.

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