La « technologie » la plus efficace

Il y a quelques semaines j’ai été invité à participer à un projet d’exposition qui aura lieu à la Biosphère au printemps 2019. L’objectif de cette présentation est de proposer une réinterprétation de certains éléments d’urbanisme, emblématiques de la ville de Montréal. Lors d’une réunion d’étape où j’accompagnais Albert Mondor, un des responsables d’une équipe, je me suis retourné dans une salle avec les représentants d’une dizaine de firmes montréalaises d’architecte. Il y avait là des architectes de tout âge, mais bien entendu une plus grande proportion de jeunes architectes.

Au fur et à mesure où des projets étaient présentés, je remarquais à quel point les technologies de pointe et l’intelligence artificielle y prenaient une place prépondérante. La vaste majorité des projets faisaient appel à des procédés technologies afin de « régler » les problèmes environnementaux. Au bout de quelque temps, je n’ai pu m’empêcher d’intervenir : « Pourquoi ne pas utiliser une des plus vieillies « technologies » connues, une technologie qui repose sur des milliards d’années d’expérience : la nature ». Silence dans la salle. Et oui, si au lieu de penser que seules des technologies inventées et mises au point par les humains sont les seuls qui peuvent sauver l’Homo sapiens, nous nous tournions vers la nature. Celle-ci est tellement complexe que les humains seraient bien en mal de la copier malgré toutes ses technologies. Si aujourd’hui nous pouvons partiellement reproduire certaines fonctions des processus naturels, nous sommes bien incapables de reproduire tous les processus dans sa complexité.

À chaque instant, la nature produit des milliards de milliards d’actions que même un ordinateur quantique, si puissant soit-il, ne pourrait faire. Alors, pourquoi ne pas se tourner vers la nature, cette technologie durable renouvelable, viable (depuis le temps elle l’a prouvé) plutôt que vers des technologies partielles et forcément limitées ? Avant qu’il ne soit trop tard, nous devons recréer ce lien essentiel et travailler avec la nature, et non essayer de l’imiter ou de la contrôler. Il en va de la survie de notre espèce.

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