Comment tirer profit du marché du jardinage avec les jeunes enfants ?

Au Québec, les personnes qui achètent le plus de livres pour enfants sont… les grands-parents. On estime qu’ils ont le temps et les moyens financiers pour le faire. Peut-être que si on les incitait et on leur donnait les moyens de le faire, ces mêmes grands-parents initieraient leurs petits enfants au jardinage?

Les plus récentes études démontrent que les milléniums et les représentants de la génération X aiment jardiner avec leurs enfants. Tout concorde donc à mettre en place une véritable mise en marché du jardinage avec les enfants, ou les petits-enfants.

Bien entendu, une attention particulière devrait être mise sur les produits de l’agriculture urbaine, surtout si on s’adresse aux milléniums.

 

En jardinerie

La stratégie la plus simple consiste à faire un présentoir ou à aménager une section de tablette (avec la signalisation qui supporte cet aménagement) qui regroupe tous les produits non végétaux destinés en particulier aux enfants. On devrait y trouver des semences, outils, pots, petits sacs (pour qu’ils puissent les manipuler) de terre, d’engrais, de compost, etc.

À l’extérieur, une sélection de plants de légumes, fruitiers, fleurs comestibles et fleurs faciles (et surtout rapides) à cultiver devrait être proposée.

Du côté des semences de légumes, et idéalement des plants (mais ce n’est pas toujours facile), on devrait privilégier les variétés naines puisque celles-ci arrivent à maturité plus rapidement (l’impatience est souvent un écueil du jardinage avec les jeunes enfants).

Plus généralement, sur le site Web et en magasin, on devrait proposer des mini-projets d’agriculture urbaine et de jardinage que parents ou grands-parents et jeunes enfants peuvent facilement réaliser. Suggérer des solutions clés en main (plantes, terreaux, contenants, etc.) avec si possible un mode d’emploi qui facilite la prise de décision, notamment pour les parents et grands-parents peu connaissant en horticulture. Proposer de petites activités ludiques à l’intérieur de ces projets est un gage de réussite.

Il est intéressant d’organiser, hors des périodes de pointe, des ateliers enfants-parents ou petits-enfants – grands-parents sur des sujets précis adaptés à des tranches d’âge bien définies. La réalisation de petits projets : une boîte à fleurs avec des fleurs comestibles, un potager de table à l’intérieur, un bouquet pour maman, etc. doit être favorisée. Ces ateliers peuvent aussi servir à aller chercher de l’information auprès des adultes et des enfants (en testant des sujets notamment).

Si on dispose de l’espace, on peut même mettre à la disposition des familles des parcelles pour qu’elles cultivent des légumes ou des fleurs. Un support hebdomadaire peut être fait. Il y a fort à parier que les parents passeront faire quelques emplettes par le magasin avant ou après les séances de jardinage.

On peut aussi offrir lors de périodes hors pointes, le mercredi ou de dimanche avant-midi par exemple, un rabais (ex. : 10 % de réduction) aux grands-parents (ex. : 50 ans et plus) accompagnés d’un enfant. On pourrait penser aussi à un escompte additionnel de 5 % par enfants (avec un maximum bien sûr).

 

Pour les paysagistes

Lors de la conception de l’aménagement paysager, les paysagistes, s’ils ne le font déjà, devraient proposer à leurs clients une section « jardinage » pour les enfants. Un aménagement différent (il peut y être intégré) des jeux pour enfants.

Cette approche est valable aussi bien dans les jardins des parents que des grands-parents.

On peut aussi suggérer l’ajout de pots dont les dimensions, le choix des plantes et la culture sont adaptés aux jeunes enfants.

Un entrepreneur paysagiste pourrait aussi offrir aux enfants de la maison un atelier enfants-parents ou petits-enfants – grands-parents donné par une jardinerie locale (membre du même réseau par exemple).

 

Rayonner dans la collectivité

Comme de plus en plus d’études le montrent, les jeunes générations, et particulièrement les milléniums, sont attachées au fait que les entreprises soient engagées dans la communauté. Pour « soutenir » le développement horticole des jeunes enfants dans la communauté, il est possible d’investir dans plusieurs projets. On peut supporter :

  • un projet de jardin collectif municipal dédié aux enfants;
  • un projet de jardin collectif dans un centre de la petite enfance;
  • un projet de jardin collectif intergénérationnel municipal ou dans une maison de retraite;
  • une initiative citoyenne ou municipale favorisant les contacts avec la nature pour les jeunes enfants.

Le marché horticole des jeunes enfants représente selon moi un bon potentiel commercial, mais surtout il permet d’intéresser les jeunes aux végétaux et à tout ce qui permet de les cultiver. Une bonne manière d’assurer l’avenir de l’industrie horticole québécoise dans le nouveau marché mature que nous connaissons.

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